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Proposition de Post-doctorat en Psychologie et/ou Ergonomie "Comportements des usagers à l’interface entre la voie, le quai et les trains dans le métro : étude des déterminants et évaluation des mesures de prévention" IFSTTAR Versailles


Posté par : Corinne Grusenmeyer,
le 02 Juillet 2018



Proposition de Post-doctorat en Psychologie et/ou Ergonomie « Comportements des usagers à l’interface entre la voie, le quai et les trains dans le métro : étude des déterminants et évaluation des mesures de prévention »

Contact: Jean-Marie Burkhardt jean-marie.burkhardt@ifsttar.fr, Philippe Cabon philippe.cabon@parisdescartes.fr

Lieu d’affectation :

IFSTTAR- AME LPC
25 allée des marronniers, 78000 Versailles Satory

Durée : 24 mois

CONTEXTE

En 2014, 157 villes dans le monde ont un système de métro. Les deux tiers des réseaux sont localisés en Asie et en Europe. À lui seul, le réseau parisien arrive en 10ème position au niveau mondial et en 1ère position au niveau européen en termes de nombre annuel de passagers (1 526 milliards). Au niveau mondial, le métro français se positionne en première place en termes d’automatisation avec 16 % du total en nombre de kilomètres des lignes de métro entièrement automatisées, suivi de près par la Corée du Sud (15 %), puis par Singapour et les Émirats arabes unis.

La prévention des accidents individuels d’usagers et la compréhension des mécanismes associés à leur survenue dans les réseaux de métro constitue une préoccupation internationale comme en témoignent les recherches menées à l’étranger et les publications. Les données disponibles montrent ainsi de fortes variations en nombre et en type d’accidents selon le pays et, à l’intérieur d’un pays, suivant le réseau concerné.

Concernant les réseaux français, les événements associés à l’interface quai-train-voie concentrent la quasi-totalité des victimes graves sous forme d’accidents individuels. Ils ont pour conséquence plus de 10 décès/an et plus de 700 blessés/an, hors suicides, en moyenne sur les 5 dernières années, ainsi que 28 décès liés au suicide en moyenne entre 2007 et 2015. Les actes suicidaires y représentent ainsi les trois quarts des décès enregistrés.

Dans ce travail, La zone d’analyse de l’interface quai – train -voie est circonscrite aux stations ou gares. Sont donc exclus du périmètre : les tramways, les lignes de RER du RFN, les inter-stations, dont les tunnels. Les événements suivant seront notamment pris en considération :
chutes ou intrusions depuis le quai sur la voie (quelle qu’en soit la cause) ;
chutes entre quai et train ;
heurts depuis un quai par un train en mouvement ;
entraînements par un train ;
heurts et coincements dans les portes du train ou les façades de quai, ou entre celles-ci ;
intrusions dans le système (sur les trains, dans les emprises par les extrémités de quai).

CONTRIBUTION ATTENDUE

Le post-doctorant travaillera en collaboration avec l’ensemble des membres du projet, participera aux réunions de projets et contribuera à la rédaction des livrables. Son travail consistera plus spécifiquement à contribuer sur les quatre aspects suivants du projet.

1) Analyse des données d’événements et d’accidents en vue d’identifier plus finement les comportements, contextes et caractéristiques des personnes impliquées. En effet, l’identification de facteurs de risques liés aux situations et aux usagers s’avère encore difficile, du fait de la dispersion et de l’incomplétude des données disponibles. En complément, l’analyse de données de comportement in situ accessibles devrait permettre d’en affiner la compréhension. Les événements suivants seront notamment pris en considération :
chutes ou intrusions depuis le quai sur la voie (quelle qu’en soit la cause) ;
chutes entre quai et train ;
heurts depuis un quai par un train en mouvement ;
entraînements par un train ;
heurts et coincements dans les portes du train, les façades de quai ou entre celles-ci ;
intrusions dans le système (sur les trains, dans les emprises par les extrémités de quai).

2) Identification et la caractérisation des mesures et des dispositifs de prévention mis en œuvre, y compris à l’étranger. D’une part, il s’agira de synthétiser les données publiées concernant l’efficacité, dans l’objectif de proposer un fondement scientifique aux futures orientations en vue du traitement des lignes non encore équipées de façades de quai. D’autre part, il s’agira de recenser les moyens de préventions actuels ou envisagés en s’appuyant notamment sur le concours du STRMTG et des exploitants. De façon analogue à des travaux précédents réalisés dans le cadre du projet européen RESTRAIL (http://www.restrail.eu/toolbox/), trois grandes familles de solutions seront a priori considérées:
Mesures organisationnelle et procédurales telles que démarche d’évaluation des risques, recueil et formation aux bonnes pratiques, collaboration inter-organismes, patrouilles, réglementation, application de la lois, etc.)
Mesures physiques et technologiques (façades de quai, barrières, aménagement divers, système de surveillance etc.)
Mesures de communication et d’éducation vis-à-vis des populations concernées

3) sélection et évaluation d’un sous-ensemble de mesures considérées comme les plus intéressantes à évaluer en vue de faire diminuer les événements et accidents de voyageurs associés à l’interface quai / train / voie. Le post-doctorant aura en charge d’organiser, préparer et réaliser les protocoles d’évaluation des mesures sur le plan des facteurs humains. La méthodologie d’évaluation dépendra en partie du type de mesures sélectionnées ; selon le cas, elle pourra être réalisée sur simulateur, sur une population de personnes volontaires et représentatives, sur une étude en laboratoire ou sur des observations avec situations contrôles.

4) valorisation et mise à disposition des connaissances issues du projet. Outre l’éventuelle mise en place d’un outil de recensement et d’aide à la conception de solution en étroite collaboration avec le STRMTG et les exploitants intéressés, le travail mené dans le cadre du post-doctorat donnera lieu à des co-publications et à des publications en son nom.

PROFIL REQUIS

· Thèse de doctorat en Psychologie ou en Ergonomie
· Idéalement une expérience de recherche sur des champs proches tels que les comportements des usagers des Transports en Commun, la prévention des risques et la sécurité dans les activités de mobilités, etc.
· Facilité à travailler en équipe dans un cadre fortement multi-disciplinaire

PIÈCES A TRANSMETTRE POUR CANDIDATER

• un CV comportant une liste des publications
• le nom de deux référents (avec adresse mail) que le comité de recrutement pourra consulter
• un résumé de la thèse

Date limite de candidature : le plus tôt possible

Audition des candidats pré-sélectionnés : juillet, mi-aout ou début septembre

Date de prise de fonctions souhaitée : des que possible à partir du 1er septembre 2018

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